Vraie course de tous les instants, ma vie est totalement déchirée entre travail et sommeil. Je ne mange plus, ne donne plus de nouvelles. DÉSOLÉ, mais y’en a qu’ont du boulot : Les cylindres n’attendent pas.

     Encore un matin à arriver en retard : hier j’ai raté mon train parce que j’ai mal lu les horaires (ils pourraient pas écrire en français comme tout le monde ? Quoi, QUOI les chiffres ??), aujourd’hui parce que ledit train, que j’ai attrapé comme il fallait, avait du retard donc j’ai raté … mon bus. ICI un magnifique exemple d’une situation similaire, de surcroît très bien doublé. Les amateurs sauront apprécier (*).
Du coup, après une heure à dormir sur un banc à côté d’un clochard qui dormait pour de vrai, je suis arrivé à l’usine à 9h30. Les types commencent à 6h. J’arrive en plein dans leur pause, pour la seconde fois consécutive. (Quel dommage de ne pas bosser immédiatement ! J’avais pourtant mis mes belles chaussures à coque renforcée anti-chute-de-cylindre-en-acier-de-10m-de-long-et-3,5-tonnes !).

 

   Donc DIX HEURES, début du boulot. Les types des bureaux s’en tapent pas mal de l’heure à laquelle j’arrive, et c’est bien normal. Ni indispensable ni payé, je suis un peu là en touriste. -1 point pour le stage ouvrier.
Et puis comme je dois attraper un bus à 16h (celui-là je ne le rate jamais ! Marrant.), je m’arrête à 15h30. Ils s’arrêtent à 16h.
Entre deux cylindres je mange mon sandwich. Malheureusement il y a beaucoup d’ « entre deux cylindres ». J’ai réussi aujourd’hui à le faire durer sur deux « entre deux ». Mais pendant les autres … j’attends. Ah si, une fois j’ai fait du café.

Et malgré toute cette activité, j’ai réussi à ne rien avoir à dire sur ce blog hier. Pourtant, j’ai fait un très joli tour de quartier derrière le Rathaus. J’ai pris quelques photos, j’ai mangé un autre Fischbrötchen (Harengisation level #2). Et un petit hot-dog, aussi. Je deviens complètement allemand, à manger n’importe quoi n’importe quand. Je me prépare pour le level #3 dimanche, au marché au poisson. 

Et comme tout ça c’est quand même très fatigant, je m’arrête là.

   Word of the day hier : Kanton.
Ça veut dire … bon OK ce dictionnaire est naze. (Il m’a pourtant affiché un petit topo bonus sur l’organisation des cantons en Suisse, et m’a tiré d’une bien mauvaise posture quand j’ai du dire championnat tout à l’heure en parlant avec un ouvrier de la coupe du monde de football féminin, que les Allemands ont gagnée. Donc je lui pardonne.)
Word of the day aujourd’hui : Modeschmuck, n.m. HAHA on fait moins le malin maintenant !! Ça veut dire bijou (n.m.) fantaisie (n.f.). Très ambiance-mode, sensation-tendance, univers-beauté, tout ça. Exemple d’utilisation courante dans cette très belle performance de la femme à la voix aiguë qui rumine en parlant. Ou le contraire. Dans les deux cas c’est moche.
D’autre part, pour les mots du jour utiles, il y a Span (n.m., <¨-e>), qui signifie copeau. Encore faut-il le caser dans une conversation, celui-là.

(*) Effectivement, cet extrait de Scrubs (vous l’avez reconnu) ne présentait aucun intérêt. D’autant plus que cette série est presque complètement nulle.

P.S. : Ma logeuse est absente jusqu’à vendredi, j’ai très envie d’aller ouvrir l’armoire interdite. Je ne le ferai pas. Nous avons aujourd’hui les informations suivantes : algues séchées, bouddhiste, mangeuse convulsive au régime (lundi soir : me fait part de son envie subite de : glace puis gâteau puis fish n chips puis Mc Donalds. Beurk.), Nouvelle-Zélande, m…mu…musical. J’ai hâte d’en savoir plus !

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