Un nombre plus élevé de punks à chiens autour de la gare et de filles à jambes seules et immobiles dans les rues. Atmosphère électrique montante. Fin de semaine.

     Les hauts-parleurs de la gare jouent « casse-noisette ». Ce truc porte vraiment bien son nom.

     Petit tour sur le port. Mon appareil photo n’a plus de piles. Je noie mon chagrin dans des beignets de poisson huileux (level #3).

   Premier clash avec la finesse teutonne. Ce tabouret était sur la terrasse d’un bar sur le port. Astra est une marque de bière assez dégueulasse. J’ai du attendre quelques minutes avant de prendre la photo qu’un photographe professionnel termine de prendre la sienne, tout contorsionné en visant la chaise avec son appareil énorme.

Littéralement : « Toi cul, moi tabouret ». Pourquoi pas « chaise » ?

     Petit tour dans St Pauli et passage obligé par la Reeperbahn, où les petits clashes de ce type se sont multipliés. Entre les multiples sex-shops et souvenirs de St Pauli, on ne retiendra que :

  • Le Burger King (désolé, mais tant qu’il n’y en a pas en France ça reste exotique pour moi)
  • L’énorme fast-food « VIVA LA WURST« 
  • Le Historische Hurentour, littéralement « tour historique des putes », proposé par deux travelos habillés comme pour un renaissance fair. Je ne peux pas manquer de vous conseiller leur site.
  • Jagdrevier, probablement un sex-shop comme un autre mais qui se distingue par son nom (= »territoire de chasse ») et par le logo correspondant.
  • Le très pittoresque (et très salutaire) :
  • La traversée nocturne de la Herbertstraße où les Huren sont dans des vitrines. Mais attention, l’accès est restreint : .
    Ce panneau se tient à l’entrée de la rue et cache la vue depuis l’extérieur. J’espère que ça vous donne une idée de l’ambiance générale.

Et puis aussi …

  • Les mojitos à 3€50 et pas à 35€ comme à Paris dans un bar espagnol qui arbore le drapeau japonais
  • Les gens absolument pas coincés ni pudiques qui se baladent déguisés n’importe comment
  • Les gens bourrés dans le S-Bahn + la voix glauque qui dit « zurückbleiben bitte » qui a l’air bourrée elle-aussi. (ICI, même si on n’entend pas à quel point elle insiste et buggue sur le « Zu », comme si elle était arrachée. Je suis tombé sur ce site, le type s’est amusé à recenser des sons des métros du monde, c’est assez stylé.)
  • Le bar crasseux et enfumé où l’on joue de la techno
  • Les Kebab mangeables = à la viande et non à la graisse comme en France
  • Les interview express des filles dans la rue sur ce qu’elles pensent de DSK

Dans l’après-midi je suis passé par le quartier où l’on habitait quand on allait à Hambourg il y a quelques années, et j’ai reconnu pas mal d’endroits. Je m’apprête à prendre en photo le supermarché du coin quand j’entends : « Léonard !  » et puis un truc en allemand que je n’ai pas compris. Cette belle voix d’Allemande qui prononce mon nom avec cet accent, c’est irrésistible, je me retourne. Léonard est un gamin de 2 ans qui fait le con par terre. « Léonard ! « , répète la mère. Ah, Torture ! Profite de cette époque, Léo, où ta mère prononce ton nom toutes les 10 secondes avec ce si bel accent.

Je suis revenu à pied, c’est à dire marcher le long du lac de haut en bas. Beaucoup de gens qui courent, font des pompes, pique-niquent. Des petits bateaux à voile et des types qui font de l’aviron (des avironeurs ? des rameurs ?). Allez, une petite photo parce que ça valait le détour.

     Honte suprême : J’ai pas réussi à attendre l’ouverture du Fischmarkt. Le lever du soleil sur le port en fin de soirée, en mangeant un sandwich au poisson, ç’aurait été dingue. Dimanche prochain !!

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